Après la mission au Congo, il reste dans la clandestinité et il se prépare à la guérilla en Bolivie où il arrive en novembre 1966. Mais dès le début, cela prend une mauvaise allure. Les rebelles sont traqués pendant des mois. Le 8 octobre (1967) a lieu le combat final : le Che est arrêté et exécuté.

En avril 1965, le Che part clandestinement avec une mission importante au Congo, à la demande des rebelles de l’est du pays. Après sept mois, il renonce à l’opération étant donné que les conditions ne sont pas réunies pour une guérilla réussie.

Pendant les premières années après la prise du pouvoir, le Che occupe plusieurs hautes fonctions: il est président de la Banque nationale, devient ministre de l’industrie et il fait le tour du monde en tant qu’ambassadeur de la révolution. Il se remarie avec Aleida March et ensemble, ils auront quatre enfants.

Au Mexique, il rencontre Fidel Castro et décide de faire partie de son armée de rebelles. Le Che se révèle rapidement un des leaders de la guérilla. Fin décembre 1958, sa colonne porte un coup décisif à l’armée du dictateur.

Quand il a vingt-cinq ans, il entreprend un deuxième voyage à travers le continent. Le virus révolutionnaire s’empare de plus en plus de lui. En 1954, il est témoin d’un coup d’Etat, soutenu par les USA, contre le président progressiste Arbenz. Ernesto est recherché et se réfugie au Mexique.

A l’âge de 23 ans, Ernesto traverse plusieurs pays d’Amérique latine à moto, en compagnie d'un ami. Pendant ce voyage, il est confronté à la misère profonde qui touche le continent entier et aux relations d’exploitation par les USA. Il se propose de lier son sort à celui des pauvres.

Ernesto Guevara de la Serna est né le 14 juin 1928 en Argentine, où il grandit dans une famille aisée, politiquement progressiste. L’intérêt du jeune Guevara porte sur un large éventail de sujets intellectuels et politiques. Il opte pour les études de médecine.

Une idole moyenne a une durée de conservation limitée, du moins en Europe. Généralement, elle ne dure pas plus d’une génération. Que ce soit John Lennon, Mao Zedong, Malcolm X ou James Dean, tous deviennent peu à peu de vagues souvenirs du passé. Ce n’est pas le cas d’Ernesto Guevara.

Cette lettre de l'argentine Stella Calloni, écrivaine et journaliste d'investigation renommée, Prix latino-américain de journalisme José Martí et auteure du livre “Opération Condor, un pacte criminel” -une des oeuvres les plus révélatrices du génocide des dictatures militaires sous les auspices des Etats-Unis-, sera incluse dans la seconde édition du livre “ Fidel, Bolivie et un peu plus… Une visite historique au coeur de l'Amérique Latine ”.

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