Les violations des droits de l'homme à Cuba

Le blocus illégal par les USA – qui ravage Cuba depuis plus de 60 ans – est la plus grande violation des droits de l’homme qui affecte la population cubaine. Pour beaucoup de Cubains, le blocus a toujours existé. Ils s’y sont adaptés, avec des hauts et des bas, selon la nécessité. Maintenant que le blocus s’est encore durci sous l’administration Trump, on voit de nouveau clairement quel effet de choc il a sur les familles cubaines. Et c’est ce que cubanismo.be veut mettre pour une fois particulièrement en lumière le 10 décembre, journée internationale des droits de l’homme.

Violation du droit à l’alimentation

Le blocus dénie aux habitants de l’ile des Caraïbes leur droit à l’alimentation. À Cuba, comme dans tous les autres pays, l’accès libre aux marchés d’exportation devrait être garanti. Le blocus US fait grimper le coût des aliments et limite les importations.

Maintenant que le président Trump a encore durci les sanctions contre le Venezuela et Cuba, l’approvisionnement en nourriture est encore plus compromis. Les USA bloquent les bateaux en provenance du Venezuela qui transportent du pétrole vers Cuba. De ce fait, non seulement la pénurie de pétrole à Cuba est énorme cette année depuis septembre, mais la nourriture et les produits alimentaires ne sont pas distribués à partir des ports et des entrepôts. Il y a par exemple aujourd’hui de nombreuses zones à Cuba qui sont en pénurie de lait et produits dérivés.

Violation du droit à la santé

Aleida Guevara, nous la connaissons tous en tant que fille de Che Guevara. Elle est aussi pédiatre et témoigne de sa propre expérience dans un hôpital pour enfants de La Havane : « Le blocus est une véritable agression contre les soins de santé cubains. Sur 10 nouveaux médicaments qui arrivent sur le marché, 8 sont brevetés aux USA. Ça implique que nous ne pouvons pas les acheter. Moi-même, je travaille dans un hôpital pour enfants de La Havane. Les enfants atteints de leucémie ont besoin d’un traitement par psychotropes. Certains de ces médicaments sont produits à Cuba même, mais pas tous. Ça nous coûte des sommes monstrueuses d’acheter malgré tout les médicaments appropriés en passant par 4 à 5 intermédiaires. Ces suppléments de frais nous placent parfois devant des choix moraux difficiles : devons-nous dépenser l’argent pour des médicaments coûteux, tout en sachant que nous n’aurons, dans ce cas, plus d’argent pour traiter les effets secondaires indésirables ? »

Ces exemples ne sont que quelques-unes des violations des droits de l’homme des USA à l’égard de Cuba. Le blocus touche la population cubaine très lourdement. Il y a un grand consensus social et international pour y mettre fin. Sur papier, tous les pays – à l’exception des USA, du Brésil et d’Israël – condamnent le blocus. Mais quand il faut agir, l’engagement est limité.

Participez à notre campagne contre le blocus de Cuba.

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