Quand un président des États-Unis entend projeter dans un pays son armada, il habille ses desseins hégémoniques d’une noble cause. Il en a toujours été ainsi, comme on l’a vu par le passé. Au Panama, il fallait dégager un « tyran » pour faire main basse sur le canal.

L’activation du titre III de la loi Helms-Burton aurait de graves conséquences pour La Havane et les entreprises qui échangent avec la Grande Île.

Le premier rapporteur de l’ONU à se rendre au Venezuela depuis 21 ans a déclaré à The Independent que les sanctions américaines contre ce pays sont illégales et pourraient constituer des « crimes contre l’humanité » au regard du droit international.

Droits de l'homme et démocratie ?

Les superpuissances ont l'habitude de toujours justifier une ingérence étrangère ou une intervention militaire par des motifs humanitaires.

Quelques jours après avoir exigé, avec les gouvernements allemand, britannique et espagnol, que le Président vénézuélien convoque de nouvelles élections et l'avoir condamné fermement pour violation des droits de l'homme, le Président français Macron démontre une fois de plus sa profonde préoccupation pour la démocratie et les droits de l'homme en rendant visite au Président Sissi d'Egypte.

De nombreux hommes et femmes politiques, experts et groupes d'intérêt restent remarquablement silencieux sur la décision du président Donald Trump de reconnaître officiellement le leader de l'opposition vénézuélienne comme "président intérimaire".

Ceux qui prétendent que Nicolas Maduro est un dictateur, un usurpateur et que son mandat 2019-2025 est illégal ont-ils posé cette question ? Ou est-ce qu'ils se contentent de répéter ce qu'ils entendent ?

Dernier expert des Nations Unies à s’être rendu au Venezuela, l’Etasunien Alfred de Zayas dénonce la tentative de renversement de Nicolas Maduro et plaide pour une médiation onusienne

Le Gouvernement révolutionnaire de la République de Cuba condamne et rejette fermement la tentative d'imposer, à travers un coup d'État, un gouvernement fantoche au service des États-Unis en République bolivarienne du Venezuela, et exprime sa solidarité indéfectible envers le Gouvernement du Président constitutionnel Nicolas Maduro Moros.

Depuis quelques jours, la tension monte au Venezuela. Le 23 janvier, le Président du parlement s'est auto-proclamé Président. Il a été immédiatement reconnu par les États-Unis, le Brésil et d'autres pays du continent gouvernés par la droite. On craint que ce ne soit le début d'une longue période de confrontation et de déstabilisation.

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